La
crise en 2009 ?
"2009
: la crise !"
C'est en tout cas ce que nous rabâchent les médias qui
occupent une place clé dans notre mode de vie occidental.
Cela est d'ailleurs incontestable car la définition de la crise
est si simple : si l'on n'est plus en croissance économique,
on est en récession, on est donc en crise !
Sauf qu'aucun de nous n'est obligé de partager cette définition
là de la crise.
Après tout, pourquoi faudrait-il toujours plus de croissance
? Est ce cela qui fait de nous des hommes et des femmes fondamentalement
plus heureux ? Est ce cela qui assurera l'épanouïssement
de nos enfants ? On n'a jamais autant consommé certe, mais le
bonheur ne semble pas suivre la même courbe de croissance : le
reccord de consommation est aussi vrai pour les anti dépresseurs
et autres anxiolytiques !
Est ce aussi cela qui va nous permettre de stopper le sacrifice de la
seule planète qui nous héberge ?
J'ai parfois l'étrange sensation d'être partie prenante
d'une société schizophrène...
Aussi,
il nous faut s'interroger sur la véritable définition
de la crise : de mon point de vue, la crise qui est la nôtre
est bien plus une crise de civilisation qu'une crise de croissance
: revenir à la croissance ne résoudra pas durablement
nos maux (je n'oublie pas ceux qui se retrouvent sans emploi, mais la
solution n'est-elle pas dans une répartition plus équitable
des richesses produites plutôt que dans une course sans fin à
toujours plus de consommation ?).
Faire toujours plus de profits pour le profit ne sert pas les Hommes.
Il s'agit plutôt d'évoluer vers une société
qui place l'Homme au coeur des préoccupations individuelles et
collectives. Il s'agit de retrouver des valeurs et du sens à
notre action quotidienne et à notre travail.
Celui (ou celle) qui agit en accord avec ses valeurs, avec ses convictions
profondes, avec humanisme, ne se sent pas "en crise" car il
ne perçoit pas le "consommé toujours davantage"
comme une finalité en soi.
Pour
notre part, nous continuerons en 2009 à agir auprès de
clients animés par des valeurs que nous partageons. Nous continuerons
à être proche d'eux, à les écouter et à
développer une relation de qualité qui va bien au delà
du seul lien commercial qui nous a au départ donné la
chance de nous rencontrer.
Sans cela, nous serions un Cabinet Conseil comme il en existe tant d'autres.
Et nos clients savent bien qu'il n'en est rien, c'est là notre
plus belle réussite...
Une belle année 2009 à vous et avec vous !
Pierre-Jean CARRERAS
Consultant, Dirigeant Neuronex Conseil